Cadran de l’horloge
du château
1860–1888 · Restauré à l’identique en 2025
Un cadran venu du sud de la France, porteur d’une technique rare partagée avec Notre-Dame de Paris.

Notre cadran est arrivé à la Ramée en 1903 dans les bagages des Sœurs du Sacré-Cœur, lorsqu’elles ont quitté le prieuré Saint-Martin de Layrac, fondé en 1064. Ce site clunisien fut transformé en école républicaine jusqu’aux lois anticléricales de la Troisième République.
À leur arrivée à la Ramée, l’église détruite au début du XIXe siècle n’existait plus — la chapelle actuelle ne sera construite qu’en 1910. Les sœurs installent leur cadran sur une lucarne et ajoutent un clocheton pour leurs cloches.


Le cadran fut créé par Amédée Borrel à Paris, entre 1860 et 1888. La technique consiste à appliquer un émaillage à chaud sur lave de Volvic — utilisée pour les enseignes du métro et les façades de La Samaritaine.
Quelques réalisations du même atelier :

Signé BORRELL-WAGNER/PARIS

Signé A. BORREL/PARIS
Le grand cadran de Notre-Dame fut réalisé avec cette même technique. Détruit lors de l’incendie, il a été remplacé à l’identique par Tradition Pierre. En 2025, ce même atelier restaura notre cadran — créant un lien direct avec Notre-Dame.
Les sœurs abandonnèrent ce prieuré en 1903 pour venir à la Ramée, emportant ce précieux cadran comme témoin de leur histoire sept fois centenaire.
Dans une communauté religieuse, le cadran est essentiel — les journées sont rythmées par plusieurs moments de prières à des heures précises depuis plus de 160 ans.
Een wijzerplaat uit het zuiden van Frankrijk, drager van een zeldzame techniek gedeeld met de Notre-Dame van Parijs.

Ons uurwerk arriveerde in La Ramée in 1903 met de Zusters van het Heilig Hart, toen zij het priorij Sint-Martinus van Layrac (gesticht 1064) verlieten. Dit cluniacenzersite werd omgevormd tot een republikeinse school tot de antiklerikale wetten.
De verwoeste kerk bestond niet meer bij aankomst — de huidige kapel werd pas in 1910 gebouwd. De zusters installeerden hun wijzerplaat op een dakkapel en voegden een klokkentorentje toe.


Het uurwerk werd vervaardigd door Amédée Borrel in Parijs, tussen 1860 en 1888. De techniek: warm email op lavasteen uit Volvic — gebruikt voor Parijse metroborden en La Samaritaine.
Realisaties van hetzelfde atelier:

Signé BORRELL-WAGNER/PARIS

Signé A. BORREL/PARIS
De wijzerplaat van de Notre-Dame werd met dezelfde techniek gemaakt. Na de brand identiek vervangen door Tradition Pierre. In 2025 restaureerde hetzelfde atelier ons uurwerk.
In een religieuze gemeenschap is het uurwerk essentieel — de dagen worden gestructureerd door gebedsmomenten op vaste tijdstippen. Dit uurwerk bepaalde meer dan 160 jaar het dagelijks leven.
A dial from the south of France, bearer of a rare technique shared with Notre-Dame de Paris.

Our clock dial arrived at La Ramée in 1903 with the Sisters of the Sacred Heart, when they left the Priory of Saint Martin of Layrac, founded in 1064. This Cluniac site became a republican school until the anti-clerical laws of the Third Republic.
The church destroyed in the early 19th century no longer existed — the chapel was not built until 1910. The sisters installed their dial on a dormer and added a small bell turret for their bells.


The dial was made by Amédée Borrel in Paris, between 1860 and 1888. The technique: fired enamel on Volvic lava stone — used for Paris Métro signs and La Samaritaine’s façades.
Some works by the same workshop:

Signed BORRELL-WAGNER/PARIS

Signed A. BORREL/PARIS
Notre-Dame’s great dial used this same technique. After the fire, it was replaced identically by Tradition Pierre. In 2025, the same workshop restored our dial.
In a religious community, the clock is essential — days are structured by prayer times. This dial shaped the daily life of the nuns for more than 160 years.